Le Réseau des délégués sociaux est un programme d’aide développé par la FTQ, qui est soutenu financièrement par les Centraide. Grâce à l’engagement de près de 2500 travailleurs bénévoles à travers la province, le réseau offre une écoute bienveillante aux membres qui traversent des difficultés, qu’elles soient professionnelles ou personnelles.
Pour souligner la Journée de reconnaissance des délégués sociaux et déléguées sociales, nous avons discuté avec Marc Champagne, coordonnateur des délégués sociaux de la FTQ Montérégie, afin d’en apprendre davantage sur ce travail essentiel.
CRY : Dis-nous, Marc, depuis combien de temps es-tu impliqué auprès du Réseau des délégués sociaux, et qu’est-ce qui t’a motivé, au départ, à t’engager?
MC : J’ai dû consulter le délégué social de mon syndicat, à la suite de problèmes de consommation. Quelques années plus tard, soit en 1998, on m’a invité à redonner au suivant ce qui m’avait été donné, ce qui fut la principale motivation pour m’impliquer au sein de ce comité syndical.
CRY : Concrètement, au quotidien, quel est le rôle d’un délégué social auprès de ses collègues, et où s’arrête son intervention?
MC : Un délégué social fait de la prévention, de l’écoute, donne des références et fait des suivis auprès de ses collègues qui ont besoin d’aide. Comme il n’est pas un professionnel, il ne peut pas émettre de diagnostics.
CRY : Quand un travailleur ou une travailleuse vit une période difficile, en quoi la présence d’un délégué social peut-elle faire une différence?
MC : Notre présence peut faire toute la différence, car la base de notre relation avec les travailleurs se fait d’égal à égal, ce qui augmente grandement le sentiment de confiance.
CRY : Y a-t-il une situation, une rencontre ou un moment qui t’a particulièrement marqué et qui résume, selon toi, l’importance du réseau des délégués sociaux?
MC : Un travailleur souffrant de problèmes de santé mentale a été suspendu sans solde pendant six mois pour des motifs disciplinaires liés à sa condition. Nous avons organisé une collecte de fonds et amassé suffisamment pour pouvoir lui fournir l’équivalent de l’assurance-invalidité. Chaque semaine, j’allais lui remettre un chèque et j’apprenais à le connaître. Nous l’avons accompagné, par la suite, aux réunions Alcooliques Anonymes (AA) et à ses suivis médicaux. Avec ce nouveau mode de vie, il est revenu au travail, a gagné sa cause en arbitrage et a pu se rendre à sa retraite.
CRY : Pour terminer, si une personne souhaitait devenir délégué social dans son milieu de travail, quelles démarches doit-elle entreprendre?
MC : La personne intéressée devra en faire la demande à son exécutif syndical, qui l’inscrira à la Formation de délégué social.
Chaque jour, grâce à l’engagement des délégués sociaux, des travailleurs et travailleuses trouvent une oreille attentive, un soutien humain et un premier pas vers des solutions. Le Réseau joue un rôle essentiel dans le mieux-être des milieux de travail et contribue concrètement à briser l’isolement et à renforcer la solidarité. Merci à l’ensemble des délégués sociaux qui, par leur présence, font une réelle différence dans la vie de leurs collègues.
Nous sommes également très fiers de compter Marc parmi l’équipe de Centraide Richelieu‑Yamaska depuis plusieurs années. En plus de son rôle à la FTQ Montérégie, il s’implique activement au sein de notre Comité d’analyse et de relations avec les organismes (CARO), où sa fine connaissance du terrain contribue grandement à renforcer nos liens avec le milieu. Merci Marc! ♥️
